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Dialogue bipartite : Les partenaires sociaux se concertent à Douala

Elections des Délégués du Personnel, application des normes Cipres, problématique de la représentativité au sein des instances nationales du dialogue social…: ces questions et bien d’autres étaient récemment au centre des preoccupations de l’administration du travail, du Patronat et des syndicats des Travailleurs à Douala.  

Les responsables chargés de l’administration du travail, de la defense des intérêts des Employeurs et des droits des Travailleurs (gouvernement, le Gecam et confédérations syndicales) se snt récemment rencontré le 11 novembre dernier à Douala autour de la table tripartite. Plusieurs préoccupations ont meublé la rencontre; parmi lesquelles, la création d’une charte, la préparation des élections des Délégués du Personnel qui se tiennent le 13 janvier 2026, les critères de représentativité des Employeurs et des Travailleurs aux instances nationales du dialogue social…

Pour les élections des Délégué du Personnel, il ressort que le ministère du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss) a innové à travers la mise en place d’une plateforme éléctronique pour l’occasion. Malheureusement, la nouvelle n’a pas réjoui tous les protagonists; notamment les Employeurs. Ces derniers déplorent le fait que la nouvelle mesure n’ait pas été communiquée plutôt, encore moins la date des élections du Délégué du Personnel.

Critères de représentativité

Concernant le plaidoyer de clarification des critères de représentativité des Employeurs et des Travailleurs aux instances nationales du dialogue social, les participants y ont marqué un grand intérêt et pour une raison précise. « Aujourd’hui, nous constatons un désordre dans les relations entre les syndicats et le gouvernement. Dans tous les pays du monde, ce n’est que les organisations des employeurs et des travailleurs les plus représentatives qui participent au dialogue tripartite. Mais on constate de plus en plus ici au Cameroun, que le gouvernement invite au même niveau, les Chefs des groupements d’Employeurs et les représentants des syndicats minoritaires, membres de ces groupements. Cela n’est pas acceptable, conformément à la convention 144 sur la consultation tripartite», explique Isaac Bissala, Président confédéral de l’Union générale des Travailleurs du Cameroun (Ugtc).

Normes Ciprès

Un autre point à l’ordre du jour, c’est le socle Cipres, un document qui définit le cadre juridique de la sécurité sociale applicable aux organismes de prévoyance sociale des États membres de la Cipres (Conférence interafricaine de la prévoyance sociale). Lors de cette rencontre, les protagonistes l’ont utilisé pour repartir le poste de Président et vice-président entre les Employeurs et les Travailleurs en ce qui concerne la présidence du conseil d’administration (Ca) de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). Il stipule l’alternance des postes à la fin de leur mandat.  Ce même texte précise que le Directeur général est embauché par le conseil d’administration. « Ce sont des mesures que le Cameroun a acceptées. Malheureusement, elles sont bafouées à la Cnps. C’est-à-dire que le Président du Ca est un Fonctionnaire tout comme le Directeur général. Ce Directeur n’est même pas recruté par le Ca, plutôt nommé par le chef de l’État. Il faut que ça change», s’indigne Isaac Bissala. Au terme de la réunion, les acteurs ont décidé de soumettre le problème au Président de la République pour reétablir la norme impulsée par la Cipres.

Laurentin Alima

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