
L’élection présidentielle camerounaise se tiendra le 12 octobre 2025, conformément au décret présidentiel signé en juillet, respectant les délais constitutionnels entre convocation et scrutin.
Candidats en lice sur les 83 dossiers reçus, seuls 13 candidatures ont été retenues par Élections Cameroun (ELECAM). Parmi les figures majeures on trouve :
Paul Biya (RDPC), 92 ans, au pouvoir depuis 1982, candidat à un nouveau mandat.
Akere Muna (Univers) : figure de l’opposition, candidat expérimenté.
Cabral Libii (PCRN) et Joshua Osih (SDF), candidats récurrents.
Ateki Caxton Seta, représentant du PAL, jeune candidat axé sur la jeunesse et la posture politique inclusive.
Tomaino Ndam Njoya, seule femme parmi les candidats, maire et héritière politique, porte une candidature symbolique de résilience.
Opposition affaiblie
Maurice Kamto (MRC/APC), figure centrale de l’opposition, a vu sa candidature invalidée par ELECAM, décision confirmée par le Conseil constitutionnel, suscitant des réactions de colère et de défiance envers le processus électoral.
Démocratie & participation
Le taux d’abstention reste élevé, particulièrement parmi les jeunes désillusionnés qui doutent de la crédibilité du vote.
Sécurité
Le scrutin aura lieu dans un contexte fragile, marqué par des conflits dans les régions anglophones (séparatistes), le nord avec Boko Haram, et la criminalité à la frontière.
Santé du président
L’état de santé de Paul Biya, 92 ans, suscite des spéculations. La restriction médiatique autour de ce sujet ajoute à l’incertitude politique.
Contexte institutionnel
ELECAM a modernisé le registre électoral avec des kits biométriques. L’ONU apporte un soutien politique et logistique pour une élection inclusive et transparente.
Analyse politique
C’est une élection potentiellement historique :
Continuité vs. Alternance :
Un septième mandat pour Biya serait un cas rare en Afrique. L’opposition peine à se mobiliser, malgré des candidatures symboliques fortes.
Climat de tension
L’exclusion de Kamto et les conditions jugées biaisées risquent de provoquer des tensions post-électorales, rappelant des crises régionales récentes (Gabon, par exemple).
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