Suite aux multiples difficultés auxquelles font faces les microfinances en Afrique centrale, il est urgent d’établir de nouvelles bases pour stabiliser le système financier de la sous-region.
Devant les acteurs des établissements de microfinance (Emf) de la zone Cemac, la commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) a tenu un plaidoyer le 15 juillet dernier dans la ville de Douala. Cette rencontre survient après de le constat réalisé par cette institution, du dysfonctionnement des Emf ces dernières années, lequel fragilisent leur intégrité et engendre des problèmes de solvabilité. La rencontre de concertation a été sous la supervision de Marcel Ondele, Secrétaire général de la Cobac.
La sonnette d’alarme de la Cobac envers les Emf
La Cobac a attiré l’attention des microfinances sur la non application du règlement relatif au contrôle interne, mis en vigueur depuis le 24 octobre 2017. Il stipule que les Emf doivent assurer un suivi exhaustif du système de contrôle interne, évaluer les niveaux de contrôle et rendre compte de ses missions; le dispositif de contrôle permanent des risques et de la conformité doit être mis en place et doit être en mesure d’inclure les activités externalisées et des organes responsables pour le contrôle permanent et la conformité.
Pour la Cobac, les microfinances ne maîtrisent pas ces fonctions clés de contrôle et/ou l’interprètent mal. La commission a donc tenu à remettre les pendules à l’heure envers les microfinances de la zone Cemac, sur le rôle des fonctions de contrôle et des systèmes de contrôle interne au sein des Emf. A cet effet, nos confrères de Cameroon Tribune (Ct) ont recueilli les propos du Secrétaire général de la Cobac, « un dispositif de contrôle interne est celui qui permet à l’établissement de prévenir les risques et de réduire les pertes, afin d’améliorer la gouvernance et la transparence de la société et de renforcer la confiance des clients et des actionnaires », a indiqué Marcel Ondele.
La recommandation de la Cobac
Nos confrères de CT rapportent aussi que la Commission a imposé aux institutions de microfinance de faire du règlement de 2017 leur bréviaire, afin de prévenir tout risque de faillite, protéger les établissements, les clients et assurer la stabilité du système financier de la sous-région Cemac. Face à cela, les acteurs concernés ont mesuré l’importance qu’il y a de respecter et appliquer la notice prescrite par la commission.
C’est dans ce sens que le Directeur général de microfinance Academy a bien étaillé ses propos: « le contrôle interne permet de prévenir, de détecter et corriger les risques. Quand une institution financière en général, qui collecte surtout les dépôts des clients, a un bon dispositif de contrôle interne, l’institution est rassurée sur sa stabilité, sa solvabilité, et a la pleine confiance du public », a soutenu David Kengne, à l’endroit de nos confrères de CT.
Laurentin Alima




