
Grand reporter et rédacteur en Chef délégué à Canal 2 International, Arnaud Nguefack s’est éteint le 1er mars 2026 à 38 ans. Une disparition brutale qui laisse le paysage audiovisuel camerounais orphelin d’une voix singulière et d’un Professionnel à qui l’ensemble des confrères rend un vibrant hommage.
Le téléphone sonne, les messages affluent dans les réseaux sociaux, et dans les rédactions, le silence s’installe. Ce dimanche 1er mars 2026, la nouvelle tombe comme un coup de tonnerre : Arnaud Nguefack est mort à l’Hôpital Général de Yaoundé, des suites d’un malaise. Il avait 38 ans. Quelques semaines plus tôt, un accident de circulation l’avait contraint au repos. Rien ne laissait présager une fin si soudaine.
Né le 24 août 1987 dans l’Ouest du Cameroun, Arnaud Nguefack ne se destinait pas d’emblée au journalisme. Titulaire d’un bac G2 en comptabilité, il débute sa carrière professionnelle loin des caméras. Mais la passion est plus forte que les chiffres. Il fait ses premières armes à Radio Siantou, Sky One Radio, puis Kiss FM. Le micro devient son terrain d’expression, le reportage sa vocation.
L’école du terrain et la rigueur
C’est à Canal 2 International qu’il construit sa stature. Pendant plus d’une décennie, il sillonne le pays, traque l’information, affine son style. Grand Reporter, puis Rédacteur en Chef délégué, il impose une signature ; narration immersive, timbre vocal reconnaissable entre mille, exigence absolue dans le recoupement des faits.
En 2025, sa couverture des audiences liées à l’assassinat du Journaliste Martinez Zogo devant le tribunal militaire de Yaoundé marque les esprits. Arnaud restitue les débats techniques avec clarté, sans emphase, mais avec précision. Il présente aussi « Mots pour maux » et « La Rétro », deux rendez-vous qui renforcent sa proximité avec le public.
Sacré Meilleur Reporter Télé par SML Consulting, il ne se repose pas sur ses lauriers. En juin 2025, il participe en Chine à un séminaire pour Rédacteurs en chef expérimentés d’Afrique francophone. Apprendre encore, et toujours.
Humilité et respect des générations
Ceux qui l’ont côtoyé parlent d’un homme humble. Il appelait ses aînés « chers aînés », cultivant le respect dans un milieu souvent traversé par les rivalités.
Les hommages affluent. Le Ministre Malachie Manaouda salue un « professionnel hors pair ». Le député Cabral Libii évoque un Journaliste « passionné et d’une extrême rigueur ». La Maire de Foumban Patricia Tomaïno Ndam Njoya souligne son attachement à la vérité et à l’intérêt général.
Correspondant à Yaoundé pour Radio Trans-Équatoriale, il étendait aussi son talent au-delà des frontières. Ironie douloureuse, 24 heures avant son décès, il partageait des images souriantes de son séjour en Chine. Comme un rappel que la vie tient parfois à peu de chose.
Arnaud Nguefack était de ces Journalistes qui élèvent leur métier par le travail, la modestie et la constance. Son départ laisse un vide, mais aussi une exigence, celle de poursuivre, avec la même droiture le combat, pour la diffusion de l’information crédible.
Nancy Ngo Tjeck



