
La signature de la convention tripartite pour assurer la couverture maladie et accidents des étudiants des universités d’État marque une avancée majeure dans la politique de protection sociale et d’amélioration des conditions de vie des jeunes.
Un partenariat historique pour les étudiants. Jeudi dernier, 18 décembre 2025, la salle de conférences du Centre national de supervision du Ric et de développement numérique universitaire de Yaoundé a été le théâtre d’une cérémonie symbolique pour l’enseignement supérieur au Cameroun. Le Professeur Jacques Fame Ndongo, ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Chancelier des ordres académiques, a paraphé la Convention cadre portant sur la couverture maladie individuelle et accidents des étudiants des universités d’État, en présence des Recteurs des onze universités publiques ainsi que des directeurs généraux du consortium Zenithe insurance et Lothe consulting assurances. Cette signature consacre une volonté gouvernementale forte de garantir l’accès aux soins pour la jeunesse universitaire, conformément aux directives présidentielles de 2009 et 2017 sur la Couverture santé universelle. La convention tripartite, fruit de plusieurs mois de concertations entre le Minesup, les universités d’État et le consortium d’assureurs, est structurée en 25 articles répartis sur trois chapitres. Elle prévoit la prise en charge des soins médicaux et des accidents pour tous les étudiants, dans les hôpitaux publics, les centres médico-sociaux des universités et les formations sanitaires privées agréées par le ministère de la Santé Publique. La prime d’assurance s’élève à 3.000 Fcfa par étudiant, répartie à 40 % par le Minesup et 60 % par les universités, via une contribution étudiante intégrée aux droits universitaires. Le mécanisme du tiers payant garantit la couverture intégrale des frais médicaux par le consortium.

Améliorer les conditions de vie des étudiants
Le Professeur Jacques Fame Ndongo a rappelé que« améliorer les conditions de vie des étudiants constitue une priorité absolue », soulignant que cette convention s’inscrit dans le cadre de la promotion et de la protection des droits humains, conformément à la Loi du 25 juillet 2023 sur l’enseignement supérieur. Les Centres médico-sociaux des universités bénéficieront d’un renforcement du plateau technique et opératoire, afin d’offrir des soins de qualité à proximité des campus.

Un comité tripartite de suivi-évaluation réunissant des points focaux du Minesup, des universités et du consortium assurera le contrôle régulier de la mise en œuvre de cette convention. La convention est tacitement reconductible et peut être dénoncée par l’une des parties avec un préavis de trois mois. Elle traduit la volonté de l’État de faire de la jeunesse camerounaise la priorité des priorités. Pour les étudiants, il s’agit d’un filet de sécurité inédit qui leur permettra de poursuivre leurs études dans de meilleures conditions, tout en garantissant un accès égalitaire aux soins de santé et une meilleure réactivité en cas d’accident. La mise en œuvre effective de ce partenariat marque un pas significatif vers un enseignement supérieur inclusif, participatif et tourné vers le bien-être de tous les étudiants.
Ange Pouamoun




