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Dette académique des universités d’État: Le gouvernement lance le paiement de la période 2000–2021

Le gouvernement a lancé ce mardi 17 février 2026 la deuxième phase du paiement de la dette académique des universités d’État, confirmant l’engagement des autorités à solder progressivement les arriérés dus aux Enseignants pour la période 2000 à 2021.

Dans un communiqué officiel signé le 17 février 2026 par le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, le gouvernement annonce la poursuite effective du paiement des arriérés dus aux Enseignants des universités publiques. Cette décision s’inscrit dans la mise en œuvre des instructions du Chef de l’État, Paul Biya, visant à restaurer la confiance entre l’État et la communauté universitaire.

Dans le communiqué, l’administration précise que « l’apurement de la dette académique se poursuit comme annoncé le 03 octobre 2025, suite à la mobilisation des fonds par le Ministre des Finances ». Elle ajoute que « l’État tient progressivement ses engagements jusqu’au paiement exhaustif de ladite dette qui demeure une priorité ».

Selon les informations officielles, une première vague de paiements a déjà concerné trois universités d’État, notamment l’Université de Bamenda, l’Université de Buea et l’Université de Maroua. La deuxième étape, engagée ce jour, concerne cinq autres institutions majeures du pays. Il s’agit de l’Université de Dschang, de l’Université de Yaoundé I, de l’Université de Douala, de l’Université de Ngaoundéré et de l’Université de Yaoundé II. Les paiements sont effectués exclusivement par virements bancaires, conformément au calendrier arrêté par les services compétents du ministère des Finances (Minfi). Le communiqué souligne que« les paiements se font progressivement, par virements bancaires auprès des banques de domiciliation des comptes des enseignants concernés ». Cette méthode vise à garantir la traçabilité, la transparence et la rapidité des opérationsUne attention particulière est accordée aux Enseignants décédés. L’administration indique que « les ayants droit des Enseignants décédés peuvent se présenter sans délai à la Division de la Promotion du dialogue et de la solidarité iniversitaires pour les formalités d’usage ». Cette mesure traduit la volonté de l’État de respecter ses obligations sociales envers les familles des Personnels disparus.

Cette opération constitue un signal fort de décrispation

Le ministère a également prévu un mécanisme pour les cas de coordonnées bancaires erronées ou absentes. « Les fichiers des enseignants concernés par les Ribs à actualiser sont mis à la disposition des chefs d’établissement via les recteurs et vice chancellors », précise le communiqué ; afin de permettre une centralisation et un acheminement correct vers les services du Trésor public.

Ce processus intervient dans un contexte marqué par plusieurs années de revendications syndicales et de tensions au sein des campus universitaires. Rappellons que la dette académique cumulée entre 2000 et 2021 concerne notamment les heures complémentaires, les vacations et certaines primes non versées, ce qui a fragilisé la motivation du corps Enseignant et perturbé le fonctionnement normal des universités.

Pour le ministère de l’Enseignement supérieur, cette opération constitue un signal fort de décrispation. « Le Ministre d’État demande aux Enseignants d’être confiants », peut-on lire dans le communiqué, tout en réaffirmant que le paiement exhaustif de la dette demeure une priorité gouvernementale.

Au-delà de l’aspect financier, cette initiative est perçue comme une étape essentielle dans la réforme globale de la gouvernance universitaire. Elle vise à stabiliser le climat social, à renforcer la crédibilité de l’État et à redonner aux universités publiques les moyens humains et moraux nécessaires à l’accomplissement de leurs missions de formation et de recherche.

Avec cette nouvelle phase de paiements couvrant la période 2000 à 2021, le gouvernement camerounais affiche sa volonté de tourner une page sensible de l’histoire récente de l’enseignement supérieur, en rétablissant progressivement la confiance entre l’administration centrale et les enseignants des universités d’État

.Ange Pouamoun

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