
L’Entreprise agro-alimentaire annonce un projet d’investissement de 2,45 milliards de Fcfa pour relancer les plantations de ces produits dans la région, précisément à Tiko.
Rétablir la production et stimuler des emplois. La Cameroon development corporation (Cdc) veut relever ce secteur et ses débouchées au Sud-ouest. Le projet d’investissement marque une étape significative dans la réhabilitation de l’entreprise étatique, longtemps affectée par des crises sécuritaires dans la région et des problèmes organisationnels. C’est dans une procédure d’urgence que le Directeur général de la Cdc, Franklin Njié, a lancé deux appels d’offres nationaux le 27 janvier dernier. Dans les 2,45 milliards de Fcfa, 2,37 milliards sont alloués au redressement de la filière banane et 153,85 millions pour le palmier à huile.
La somme dédiée à la filière banane vise à maintenir les rendements et la qualité des exportations. Pour cela, elle va permettre à la société de s’approvisionner en plantules, fertilisants, produits phytosanitaires et en équipements de conditionnement. Pour le palmier à huile, son enveloppe est destinée à l’achat d’herbicides, de semences et de matériels de pépinière.
Un programme pourvoyeur d’emplois et de relance économique régionale et nationale
Face à ce programme d’investissement lancé par la Cdc, les populations attendent qu’il se traduise rapidement par des emplois directs et indirects. Ils y voient un moyen de revalorisation de la production et de relance de la vie économique locale. Car la crise sécuritaire qui sévit ces dernières années dans cette région anglophone du pays, est la cause majoritaire du sous-emploi et du ralentissement des activités économiques. Entraînant plusieurs résidents dans le chômage et la pauvreté.
Pour la Cdc qui voit ses capacités opérationnelles fragilisées et ses terrains d’exploitation réduits à Tiko depuis le début des conflits, ce projet d’investissement est un moyen de générer davantage des recettes. Selon les données de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), les exportations bananières du pays montrent des signes de reprise, même si elles restent en deçà des niveaux observés avant la crise. Elles indiquent que la Cdc a vu ses volumes d’exportation augmenter dans plusieurs périodes récentes en 2025. Contribuant à contrer les baisses enregistrées par d’autres producteurs. Et donc, Cet investissement va permettre à la Cdc d’améliorer ses performances productives, de renforcer la chaîne logistique de la filière bananière camerounaise, en stimulant l’emploi dans les zones rurales et en accroissant les recettes d’exportation. Puisque sur les 2,45 milliards de Fcfa, l’effort est davantage concentré sur ce secteur (2,37 milliards de Fcfa). En plus, la banane demeure l’un des produits agricoles d’exportation les plus importants du pays, avec des recettes significatives générées notamment par les ventes vers l’Europe.
Les responsables de la Cdc prévoient à long terme par cet investissement, la construction d’unités industrielles et le règlement progressif de ses dettes sociales.
Laurentin Alima



