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Employabilité des formations : Le programme ambitieux du Minesup et de la Banque mondiale

Le gouvernement et la Banque mondiale s’accordent sur un programme ambitieux visant à renforcer les compétences professionnelles, la compétitivité et l’employabilité des formations.

Le ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup) et la Banque mondiale franchissent une nouvelle étape dans leur coopération pour adapter la formation universitaire aux besoins réels du marché du travail. Le Ministre d’État, Jacques Fame Ndongo, a reçu en audience une délégation de la Banque mondiale conduite par Scherezad Latif, responsable au pôle mondial d’expertise en éducation pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et Tanya Savrimootoo, Economiste principale chargée du projet de développement des compétences des jeunes et de la compétitivité.

Cette rencontre s’inscrit dans la phase de préidentification d’un programme structurant fondé sur l’approche PforR et aligné sur la Stratégie nationale de développement à l’horizon 2030 (Snd-30). Entouré de ses principaux Collaborateurs, le Ministre d’État a présenté les avancées enregistrées par le système universitaire camerounais autour du triptyque présidentiel axé sur l’assurance qualité, la professionnalisation, la numérisation des enseignements et l’employabilité des diplômés.

Après les civilités d’usage, la délégation de la Banque mondiale a exposé les objectifs de sa mission, centrés sur la transformation des filières de formation et l’amélioration de l’insertion professionnelle des jeunes. Le Ministre d’État a salué la solidité du partenariat et insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre l’État, les universités et le secteur productif, afin de mieux répondre aux attentes du marché du travail.

Les échanges ont mis en évidence des défis persistants, notamment l’inadéquation entre certaines formations et les besoins économiques réels, en particulier dans les filières techniques et professionnelles. Selon plusieurs analyses publiées par des plateformes spécialisées dans l’éducation et l’économie, le chômage et le sous-emploi des jeunes diplômés restent fortement liés à un déficit de compétences pratiques et entrepreneuriales. Les secteurs jugés prioritaires ont été clairement identifiés. Il s’agit de l’agriculture et de l’agroalimentaire, du textile et de la transformation du cuir, de la filière bois et de la transformation forestière, des industries métallurgiques et de la transformation du fer, ainsi que de l’ingénierie numérique.

Le développement des compétences dans ces domaines apparaît comme un levier essentiel pour stimuler la compétitivité de l’économie nationale et favoriser la création d’emplois durables. La délégation de la Banque mondiale a salué les réformes déjà engagées par le gouvernement en matière de professionnalisation, d’entrepreneuriat et de digitalisation. Elle a souligné la convergence entre ces orientations et les priorités du projet en cours de préparation, tout en réaffirmant la disponibilité de l’institution à accompagner le Cameroun dans la mise en œuvre d’un programme structurant en faveur des jeunes.

Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges techniques afin de préciser les contours du programme, d’identifier les activités prioritaires et de structurer les interventions avec les administrations publiques, les universités et le secteur privé. Cette audience marque une étape importante dans le renforcement de la coopération entre le gouvernement camerounais et la Banque mondiale pour un enseignement supérieur plus performant, plus inclusif et résolument tourné vers l’entrepreneuriat et la transformation économique du pays.

Ange Pouamoun

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