
La note de conjoncture publiée le 16 janvier dernier par la direction générale du budget du ministère des Finances, indique que le chiffre d’affaires des entreprises du pays a diminué de 6,5% par rapport aux trois premiers mois de l’année sous-revue.
Coup dur pour plusieurs entreprises du Cameroun. Les plus affectées sont celles qui s’investissent dans le secteur tertiaire (le commerce, les transports, les services aux entreprises et aux particuliers, l’administration, la finance, l’immobilier, l’information et la communication). La baisse du chiffre d’affaires des entreprises dans ce secteur est de 9,9%. Le rapport souligne que cette situation est due aux mauvaises performances constatées dans les branches Commerce et Réparations (soit -14,5%), Transport et Entreposage, soit -5,2%.
Le secteur primaire (agriculture, élevage, pêche, sylviculture et industrie minière). Par rapport au premier trimestre de l’année 2025, le deuxième enregistre une baisse de 6,8% du chiffre d’affaires. La direction générale du budget (Bgb) indique que les causes de cette baisse sont la hausse du coût des intrants agricoles, la dégradation des voies de sortie des marchandises dans les plantations et des voies de distribution. Ainsi que les effets de l’augmentation des prix du carburant à la pompe.
D’après la note de conjoncture, le moins affecté est le secteur secondaire (transformation des matières premières en produits finis ou semi-finis, englobant l’industrie manufacturière, la construction et la production d’énergie). Le chiffre d’affaires des entreprises concernées a baissé de 1,3 % au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent. Pour causes, le recul de la production dans les industries du cacao, du café, du sucre et du thé estimé à 29,4%. Dans les industries chimiques, la baisse est de 11,6 %.
En gros, c’est une baisse de 6,5% dans tout le pays. Cette baisse générale du chiffre d’affaires au deuxième trimestre 2025, a impacté sur la masse salariale des travailleurs et causé la diminution des effectifs dans les entreprises. C’est une baisse globale de 2,8% pour la masse salariale et 1,8% dans les effectifs des entreprises.
Laurentin Alima



