
Monsieur Paul Gentil Noussi est un sexagénaire qui s’est reconverti en entrepreneur après une longue carrière dans l’aviation, comme pilote d’avion. Voilà 4 ans déjà qu’il a mis sur pied une entreprise dénommée Nyom Savon noir.
Nous l’avons rencontré pendant la Semaine Mondiale de l’Entrepreneuriat au Cameroun (Smec) tenue du 18 au 21 novembre dernier, à l’Hôtel Franco. La reconversion de pilote d’avion à entrepreneur n’a pas été aisée pour Paul Gentil Noussi. Ce sexagénaire a dû s’armer de volonté et de determination pour cette nouvelle aventure. Pour lui, la retraite n’est pas la fin des rêves mais un nouveau point départ. Aussi, les notions de «Facile» ou «Difficile» sont dans la tête, tout le monde a un génie qu’il doit découvrir et mettre en œuvre.
Le parcours du sexagénaire dans l’entrepreneuriat
Pour mettre sur pied son entreprise Nyom Savon Noir, il a commencé par se former auprès des experts dans le domaine. Ajouté à cela, il a opéré des recherches et des expériences pour obtenir un produit de qualité irréprochable et impacter le marché. Par la suite, il s’est rapproché de l’administration publique via le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et Artisanale (Minpmeesa – organisateur de la Smec), et les Maires. Dans le but de bénéficier de certaines opportunités. Dans ses démarches, Monsieur Paul Gentil Noussi rassure d’avoir évité le piège de « Courir derrière l’argent ». C’est-à-dire qu’il a d’abord mieux cultivé son projet, s’assurer d’être un acteur majoritaire de son entreprise (dans les prises de décisions) avant de solliciter des accompagnements. Selon lui, c’est le problème que courent plusieurs primo entrepreneurs.
Pour les constituants de son savon noir, ils sont notamment la soude, l’huile, l’eau et de la poudre bio diverse. Chaque savon contient une notice propre en fonction du type (savon liquide et solide) et des constituants. Nyom Savon Noir emploie une vingtaine d’individus que monsieur Paul Gentil Noussi refuse d’appeler «employés» mais «participants à la production». Car il les voit comme des artisans en voie de développement.
Les souhaits de monsieur Paul Gentil Noussi pour pérenniser Nyom Savon noir
Le sexagénaire veut d’abord obtenir de la part du Minpmeesa, sa Carte d’Artisan, dont-il accuse la lenteur dans le processus d’obtention. Il la voit comme un canal indispensable pour des accès à plusieurs opportunités dans le domaine. Il réclame l’accès permanent aux espaces publics dans les mairies et les sous-préfectures, afin d’exposer ses produits et susciter l’implication des financiers. Monsieur Paul Gentil Noussi veut avoir la possibilité de former les jeunes camerounais pour étendre son entreprise et faire d’eux des participants qui vont exercer chacun dans leur région et bénéficier des retombées de Nyom Savon Noir.




