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Réhabilitation des infrastructures : l'État octroie 51,8 milliards de Fcfa à la Cdc

La subvention doit permettre de moderniser les unités de transformation de cette agro-industrie spécialisée dans la culture de l’hévéa, du palmier à huile et de la banane.

Une dotation à point nommée pour la Cameroon development corporation (Cdc). C’est lors d’une cérémonie présidée le 19 décembre dernier par le Ministre de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey que la subvention a été finalisée en présence du directeur général zone Afrique de Standard chartered bank. La société française est celle choisie pour réaliser les travaux de modernisation de la CDC.

Le but de la subvention

Le financement est de 78,8 millions d’euros, soit environ 51,8 milliards Fcfa. Il va consister précisément à la fourniture et l’installation d’unités modernes de transformation pour l’huile de palme, de la margarine et l’hévéa. La durée des travaux est de 25 mois, sous la supervision du Ministère de l’agriculture et du développement rural (Minader). La Cdc quant à elle, agit comme maître d’ouvrage délégué du projet.

Dans son allocution, le Ministre de l’économie, de l’aménagement et de la planification du territoire a notifié que le projet ne se limite pas qu’à la modernisation des infrastructures de la Cdc. Il consiste également à valoriser les matières premières agricoles sur le territoire camerounais, favoriser l’import-substitution et générer de nouveaux emplois directs et indirects dans la région du Sud-Ouest, touchée par des crises sécuritaires depuis 2016.

Les autres perspectives de la relance de la Cdc

En plus du financement pour la réhabilitation des infrastructures de la Cdc, le gouvernement projette de régler la dette salariale de l’entreprise, estimée à 35,75 milliards Fcfa accumulée sur la période 2018-2022. Après un premier versement de 20 milliards FCFA en décembre 2024, un second déblocage de 15,75 milliards FCFA a eu lieu en septembre 2025, permettant ainsi de solder cette dette.

Le montage financier a été orchestré par Standard Chartered Bank à Londres et se décline en un crédit acheteur de 71,7 millions d’euros, qui bénéficie d’une garantie de la Banque publique d’investissement (Bpifrance) , ainsi qu’un crédit commercial de 7,1 millions d’euros.

Laurentin Alima

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