
Elle s’exprime sur l’apport dans le marché du travail, des Centres de formation aux Métiers (Cfm) et des Centres de Formation professionnelle sectoriels (Cfps) du Minefop, qu’elle a la charge de construire et d’équiper, en vue d’apporter des solutions concrètes au chômage et au sous-emploi des Camerounais.
Mme le Coordonnateur, pouvez-vous nous parler du Programme C2D -Formation professionnelle ?
Merci pour cette tribune que nous offre «Monde Professionnel ». Créé depuis près d’une dizaine d’années dans le cadre d’une Coopération dénommée «Contrat de Désendettement et de Développement-C2D» entre la France et le Cameroun, sous financement de l’Agence française de développement (Afd) et l’accompagnement du Secrétariat technique d’appui dédié à l’exécution du C2D (Stade-C2D), le Programme C2D–Formation professionnelle placé sous la tutelle du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop), est un conglomérat de trois projets visant la mise en place de 06 Centres de formation aux métiers (Cfm), de 02 Centres de Formation professionnelle sectoriels (Cfps) et la Composante 3 du Programme « Valorisation et transformation des produits agricoles et agroalimentaires (Transfagri)»
Son objectif est d’améliorer quantitativement et qualitativement l’offre de formation professionnelle au Cameroun, en renforçant le dispositif national de développement des compétences, afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail, de favoriser l’employabilité des jeunes et de soutenir le développement économique local et national.
Quid des Cfm et Cfps?
Le projet C2D-Cfm consiste en la création de 03 centres destinés à offrir des formations non agricoles en milieu rural à Bandjoun, Ebebda et Maroua, dans une logique de développement local et d’autonomisation économique des populations. Le Projet C2D-Cfps prévoit la mise en place de 02 centres de formation spécialisés : l’un à Édéa, dédié à la Maintenance industrielle et au Transport/Logistique ; et l’autre à Douala, axé sur l’Agro-industrie. Ces centres visent à répondre aux besoins spécifiques des secteurs identifiés plus haut, de la formation des jeunes et des chercheurs d’emploi et à renforcer la compétitivité des entreprises.
Quant à la Composante 3 du Programme (« Valorisation et transformation des produits agricoles et agroalimentaires (Transfagri) »), elle porte, d’une part, sur la densification des Cfm à travers la mise en place de trois centres localisés à Bertoua, Ndop et Ngaoundéré, et d’autre part, sur l’accompagnement de la mise en place d’un mécanisme durable de pilotage et de financement de la formation professionnelle.
La mise en œuvre de ces trois projets permet au Minefop de contribuer de manière significative à la croissance économique, au renforcement de la compétitivité de plus de 3 000 entreprises et à la transformation de la production sylvo-agropastorale, en vue de l’industrialisation agricole du Cameroun.
Cette dynamique favorisera également l’insertion socioprofessionnelle de plus de 5 000 jeunes et Travailleurs, grâce à une meilleure adéquation formation-besoins du marché du travail, participant ainsi à la valorisation du capital humain.
Quel est à date, l’état de mise en œuvre du Programme C2D-Formation Professionnelle ?
Grosso modo, cet état d’avancement tourne autour des points liés aux : (i) infrastructures (construction et équipement des centres) ; à (ii) l’ingénierie de la formation ; à (iii) la mise en place des organes de gouvernance ; à (iiii) la rentrée de formation professionnelle ; au (iv) partenariat avec les organisations professionnelles ; à (iiv) l’implémentation de l’application « Inserjeune » (mécanisme de suivi post-formation) ; à (iiiv) la mise en place du mécanisme de financement de la formation professionnelle ; et à l’assistance et maîtrise d’ouvrage.
Sur le Volet Infrastructures, les travaux de construction du Cfm de Bandjoun sont totalement achevés et la réception provisoire prononcée le 1er mars 2023. Le coût global des constructions s’élève à 1 276 369 047 FCFA. Ce centre bâti conformément aux standards internationaux est une infrastructure de référence en matière de formation technique et professionnelle, dotée d’ateliers modernes, de salles spécialisées et de blocs administratifs.


Au Cfm d’Ebebda, les contrats relatifs à l’achèvement des travaux, ainsi que ceux concernant la mission de la maîtrise d’œuvre, ont été signés et notifiés le 1er août 2025. Les délais d’exécution sont de 08 mois pour les travaux de construction et 09 mois pour la mission de contrôle. Les travaux ont effectivement démarré.


À date, le taux physique d’exécution du chantier est estimé à près de 45%, malgré les légers retards. La réception provisoire des travaux est prévue en mars 2026.
Au Cfm de Maroua, le coût global des constructions est 929 685 327 FCFA. Il est achevé et la réception définitive a eu lieu le 23 août 2024.


Parlant du Projet C2D-Cfps,les marchés relatifs aux travaux de construction des Cfps de Douala et d’Édéa ont été attribués le 16 novembre 2023, pour des durées respectives de 21 mois et 20 mois. Le montant des marchés de base du Cfps de Douala (Agro-industrie) s’élève à 2 012 179 918 FCFA, tandis que celui du Cfps d’Édéa (Maintenance Industrielle et Transport/Logistique) est de 2 435 082 883 FCFA.
Pour ce qui est du Cfps de Douala, le taux d’exécution physique est évalué à 31,56 %, et le taux d’exécution budgétaire est estimé à 23 %. Un recadrage du marché a été effectué, ramenant les engagements au montant initial du marché de base. Un avenant de 29,90 % a été conclu afin de prendre en compte les travaux non prévus dans le Dossier d’Appel d’Offres (Dao). Par ailleurs, un projet d’Avenant est actuellement en cours d’examen, et les procédures de notification par Ordre de service à l’entreprise sont rigoureusement respectées.
S’agissant du Cfps d’Édéa, le chantier enregistre un taux d’exécution physique de 78 %, les sols recevant déjà les carrelages et les travaux relatifs au crépissage, à la menuiserie intérieure et extérieure, à la plomberie et divers raccords de maçonnerie. La date prévisionnelle de fin fixée initialement à octobre 2025 sera revue, l’entreprise ayant introduit une demande officielle de prorogation des délais de 3 mois, essentiellement dû à l’absence d’énergie sur le site.

Pour ce qui est de la Composante 3 Transfagri, samise en œuvre dans le cadre du C2D de 3eᵉ Génération, concerne trois Centres de formation professionnelle implantés dans les localités de Bertoua, Ndop et Ngaoundéré. Cette composante vise à renforcer les compétences techniques et entrepreneuriales dans les domaines agricoles et agroalimentaires, en appui à la transformation locale et à la valorisation des productions.
Au Cfm de Bertoua, les travaux de construction sont entièrement achevés, et la réception provisoire des ouvrages a eu lieu le 04 juillet 2025. Le coût global des constructions s’élève à 1 650 001 566 FCFA. Ce centre constitue une infrastructure stratégique pour le développement des compétences locales dans la région de l’Est.

Au Cfm de Ngaoundéré, les études techniques et architecturales ont été actualisées, afin d’assurer la conformité du projet aux exigences techniques et environnementales. Par ailleurs, le marché relatif à l’électrification du site a été définitivement réceptionné, marquant une étape importante vers la préparation du lancement des travaux principaux. La procédure d’attribution des travaux de construction du Centre est en cours, et le projet de Dao actualisé a été transmis à la Commission compétente pour examen et validation. Les travaux de construction devraient ainsi débuter dès l’achèvement de cette phase procédurale.
Au Cfm de Ndop, la suspension des travaux de construction ainsi que la procédure de clôture du marché sont envisagées, à la suite de la destruction partielle des bâtiments sur le site. Une note d’informations détaillée, annexée au présent document, présente les dégâts causés aux infrastructures (situation sécuritaire délicate). Toutefois, il est à noter que la réception définitive des travaux d’électrification du centre, réalisés en 2022 et dont la validation avait été sollicitée par le prestataire, a été effectivement prononcée le 27 septembre 2025.
Sur le volet Équipement des Centres, la fourniture des équipements destinés au fonctionnement des Cfm de Bandjoun, Ebebda et Maroua structurée en quatre lots distincts, est en bonne voie, car la quasi-totalité des marchés est en cours d’attribution ; notamment sur les équipements bois, informatiques, didactiques, de transformation et mobilier de bureau. Plusieurs travaux sont aussi en cours notamment dans l’adduction d’eau, le raccordement au réseau électrique etc.
Il faut préciser que dans un premier temps, vu que les Centres sont appelés à faire muter les métiers et compétences au vu des évolutions du marché, ces équipements et travaux concernent les métiers de la transformation animale et végétale, de la maintenance des petits équipements, etc. Et la production des énergies renouvelables, la transformation du bois pour des formations en mode initial et continue dédiées aux jeunes et Travailleurs via une approche fondée sur l’Approche par compétences (Apc), un niveau d’Ouvriers et de Techniciens qualifiés.
S’agissant des Cfps, la liste des équipements par métier (Agro-industrie, Transport-Logistique et Maintenance Industrielle) est en cours de finalisation par les Experts-métiers mandatés par le Gip. Par ailleurs, un Comité ad hoc chargé de l’actualisation et de la validation de la liste des équipements a été mis en place. Ce dispositif vise à garantir la pertinence technique et pédagogique des équipements en lien avec les référentiels de formation.


Sur le volet Ingénierie de la Formation, dans le cadre de l’accompagnement des équipes de gestion des Cfm, et conformément aux instructions de Monsieur Mounouna Foutsou, Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, l’Uscp, en étroite collaboration avec les services déconcentrés du Minefop, a organisé, entre les mois d’août et de septembre 2025, une série d’ateliers d’accompagnement des personnels d’encadrement des Cfm, notamment à Bandjoun, Bertoua et Maroua (après l’ensemble des missions-terrains et travaux ayant conduit à la production d’environ 25 référentiels de formation complets).
Placés sous la supervision du Maître d’Ouvrage et la Coordination Uscp, ces ateliers avaient pour principal objectif de renforcer les capacités des membres des Assemblées Générales des Groupements d’Intérêt Public (Gip) en vue d’une meilleure exécution de leurs missions. Les travaux menés au cours de ces sessions ont également permis aux personnels clés des Cfm, d’être mieux outillés tant sur le plan de l’ingénierie pédagogique que sur les plans administratif et financier, afin d’assurer une mise en œuvre efficiente des activités d’ouverture des Cfm. Par ailleurs, les activités d’accompagnement se poursuivront sur une période d’un an, en présentiel et à distance, afin d’assurer un suivi continu et un appui de proximité aux équipes en charge de la gestion des centres.
Enfin, les missions de sensibilisation et de mobilisation des acteurs, en lien avec l’évolution des travaux de construction du Cfm d’Ebebda, sont prévues au cours du premier semestre de l’année 2026.


Mise en place des organes de gouvernance du Groupement d’intérêt public(Gip)
Le Gip constitue le cadre juridique retenu pour assurer la cogestion, le pilotage et le financement des Centres de Formation Professionnelle (Cfp) mis en œuvre dans le cadre du Programme C2D–Formation Professionnelle.
Au Cfm de Bandjoun, le recrutement de l’Administrateur et de ses principaux collaborateurs a été entériné par l’Assemblée générale du Gip le 28 mars 2025.

Concernant le Cfm de Maroua, les textes constitutifs du Gip ont été signés lors de l’Assemblée générale constitutive et élective tenue le 4 avril 2025. À cette occasion, les organes délibérants ont été élus. À la suite du lancement du processus de recrutement des gestionnaires, un jury de délibération s’est réuni le 16 septembre 2025 afin de retenir les trois meilleures candidatures à soumettre à l’approbation de l’Assemblée Générale et du Ministre de tutelle.
Les recrutements de l’Administrateur de chaque Cfm et des collaborateurs, ainsi que des encadreurs ont déjà été entérinés. Tous sont en poste car ayant pris fonction

Pour le Cfm de Bertoua, les textes constitutifs du Gip ont été validés et signés lors de l’Assemblée Générale Constitutive et Élective du 20 mars 2025, au cours de laquelle les organes délibérants ont également été élus. À la suite du lancement du processus de recrutement, un jury de délibération s’est tenu le 22 mai 2025 pour sélectionner les trois meilleures candidatures à soumettre à validation.
Plusieurs Assemblées Générales ordinaires et extraordinaires se sont tenues par la suite, dont la dernière, organisée le 30 septembre 2025, a permis d’entériner le recrutement de l’Administrateur et de ses collaborateurs.


En ce qui concerne les Cfps : A titre de rappel, les Assemblées Générales Constitutives des Gip–Cfps ont été tenues dès octobre 2022. Les Assemblées Générales Électives des Gip–Cfps de Douala et d’Édéa, sur financement C2D, se sont quant à elles déroulées en juillet 2025, consacrant la désignation des organes délibérants. Par la suite, l’Assemblée générale ordinaire du Gip–Cfps de Douala, tenue le 25 septembre 2025, a validé les organes de gestion et permis de capitaliser les expériences ainsi que les outils développés par les centres ayant déjà procédé au recrutement et à l’installation de leurs personnels. Ces acquis serviront de référence pour le lancement du processus de recrutement du personnel d’encadrement du GIP–Cfps de Douala, avec l’accompagnement de l’Uscp. Par ailleurs, la liste des équipements par métiers des secteurs (Agro-industrie, Transport–Logistique et Maintenance industrielle) sera finalisée par les experts-métiers désignés par le GIP. Les contributions des entreprises partenaires sont actuellement en cours de finalisation.

L’Assemblée générale ordinaire relative au Gip Cfps d’Edéa est prévue au courant du 1er semestre 2025.
Sur le volet de la rentrée de formation professionnelle dans les Centres
Le Minefop, à travers le Programme C2D Formation-professionnelle, a intensifié depuis plusieurs mois, les actions visant l’ouverture effective des Cfm de Bandjoun, Bertoua et Maroua en octobre 2025. Les trois centres sont entièrement construits et réceptionnés. Ils bénéficient de l’énergie électrique et de l’eau, du mobilier, d’une co-Gouvernance, d’un système pédagogique, des Normes et contenus (66 normes Anor et plus de 40 plans de module), d’un Personnel administratif et d’encadrement, des Plans d’action etc
Avec le déblocage des budgets de fonctionnement, la Rentrée administrative des centres a débuté le 6 octobre 2025 et celle de la trentaine d’apprenants par centre, notamment à Bandjoun et Bertoua était le 15 octobre 2025, outre Maroua qui a ouvert depuis le 22 octobre 2025. Les activités d’apprentissage et les stages d’immersion ont été lancées entre le 10 novembre et le 1er décembre 2025. Des Protocoles d’entente « École-Entreprise » continuent d’être signés avec jusqu’à cinq entreprises partenaires par centre, pour assurer le concept « formation-emploi/insertion ».
Sur le volet Implémentation de l’application « Inserjeune », il s’agit d’un mécanisme national de suivi post-formation, désormais implémentée dans l’ensemble des Régions du Cameroun. Près de 300 entreprises, 257 établissements de formation et plus de 6 000 diplômés sont déjà inscrits sur la plate-forme digitale Inserjeune, accessible à l’adresse : www.app.inserjeune.edu.cm. Par ailleurs, environ 1 000 chargés de suivi ont bénéficié de formations pratiques sur l’utilisation de l’application.
Sur le volet Mise en place du mécanisme de financement de la formation professionnelle, les projets de textes législatifs relatifs au mécanisme de financement de la formation professionnelle ont été élaborés. Par ailleurs, Deux voyages d’études ont été organisés du 4 au 9 octobre 2025 et du 09 au 15 novembre 2025, ayant pour objectifs de favoriser le partage d’expériences concrètes, d’identifier les bonnes pratiques et de renforcer la coopération entre acteurs publics et privés œuvrant dans le domaine de la formation professionnelle. Ces voyages ont concerné deux pays africains de référence : le Sénégal (Afrique de l’Ouest) et le Kenya (Afrique de l’Est). À l’issue de ce benchmarking, les principaux résultats obtenus se résument comme suit : un renforcement significatif des compétences techniques des responsables du Minefop ; une meilleure connaissance des cadres institutionnels et des outils de gouvernance qui facilitent la modernisation des systèmes nationaux de formation professionnelle.
Sur le volet Assistance à maîtrise d’ouvrage, l’Assistance technique à Maîtrise d’Ouvrage est assurée par deux cabinets internationaux, conformément aux prescriptions de leurs marchés respectifs : Sofreco et Forhom.
Au vu de ce détail d’activités assez fourni, quelles principales difficultés rencontrez-vous et quelles mesures de remédiation avez-vous engagées ?
Comme difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de nos activités, nous pouvons citer entre autres : la dégradation importante des bâtiments du Cfm de Ndop, consécutivement au contexte sécuritaire prévalant dans la zone ; les retards dans le processus de construction des centres, notamment au Cfps de Douala avec des lenteurs observées dans la production de l’accostage des quantités ; les infructuosités de certains marchés, en particulier ceux relatifs à des équipements spécifiques ; les difficultés rencontrées par les prestataires pour se conformer aux nouvelles dispositions de la Loi de Finances, entraînant des retards de paiement pour les prestations réalisées ; les problèmes de connexion internet pour la mobilité d’ Inserjeune; la complexité du processus législatif relatif à la mise en place du mécanisme de financement de la formation professionnelle, du fait de la multiplicité des parties prenantes et de la divergence de leurs intérêts, etc.
Et comme mesures de remédiation, nous avons engagé : la suspension des travaux et clôture du marché du Cfm de Ndop ; l’émission d’Ordres de service de mise en demeure afin de rattraper les retards constatés dans l’exécution des travaux de construction du Cfps de Douala ; le développement d’une application mobile et la mise en place d’un centre d’écoute, permettant la flexibilité de l’application Inserjeune, etc.
Et comme perspectives ?
Les principales actions qui sont envisagées portent sur : l’augmentation des effectifs d’apprenants dans les centres de formation ; la livraison des équipements didactiques des Cfm de Bandjoun, de Bertoua et de Maroua ; le démarrage effectif des travaux de construction du Cfm de Ngaoundéré ; la finalisation des travaux de construction du Cfm d’Ebebda ; l’Atelier de consolidation et d’élaboration des cadres législatifs relativement au Fonds de financement de la Formation professionnelle ; la mise en place d’une stratégie de maillage accru de l’application Inserjeune ; la réception provisoire des travaux de construction des Cfps de Douala et Edéa etc
Un dernier mot ?
Il serait difficile d’en avoir un, tant qu’un jeune ou un Travailleur sera en manque de compétences pour apporter un plus, en s’auto-employant ou en employant autour de lui, afin de contribuer à la consolidation du tissu industriel ou à économie de son pays. D’ailleurs dans son adresse à la jeunesse du 10 février dernier, le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Paul Biya, le rappelait encore : «(…) les recrutements dans le secteur public ou les entreprises ne peuvent, à eux seuls, résorber totalement l’épineux problème du chômage des jeunes (…) votre insertion dans le marché du travail, serait l’un des principaux chantiers (…) Mon objectif est d’offrir au plus grand nombre d’entre vous, la possibilité d’accéder à une formation de qualité, vous permettant, par la suite, non seulement de trouver des emplois, mais également d’en créer (…) bon nombre d’entre vous excellent dans le secteur de la transformation agricole (…)» C’est la mission des projets structurants tels les Cfm et les Cfps qu’à terme, nous comptons implémenter sur le triangle national.
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