
C’est une cargaison de 940 Kilogrammes, découverte ce 12 janvier 2026, dans un camion de transport des savons intercepté au poste de contrôle de Ndokayo, dans la région de l’Est.
Encore un exploit pour La Douane Camerounaise. La saisie des 47 cartons de médicaments, Soit 940 kg, a eu lieu cet après-midi par les éléments de la Zone II de l’opération Halcomi III (une opération anti-fraude lancée par la Douane camerounaise en 2016). C’est la deuxième saisie de médicaments entrés de façon illicite au Cameroun ce début d’année. En effet, le 5 janvier dernier à Douala, les éléments de la Zone I de l’opération Halcomi III ont intercepté un circuit d’approvisionnement illégal de produits pharmaceutiques (31 paquets). L’on a recensé 946 960 comprimés, 145 400 gélules et 28 000 injections.

Une satisfaction pour la Douane camerounaise qui voit une fois de plus, le rendement mélioratif de ses actions, dans la lutte contre la contrebande des médicaments sur le territoire national.
Regard sur le circuit d’approvisionnement illicite des médicaments au Cameroun
Ce nouvel épinglage de médicaments entrés de façon illicite, interroge sur l’état du trafique des médicaments au Cameroun.
Selon une étude de l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun (Onpc), au moins 25% des médicaments vendus au Cameroun proviennent des circuits d’approvisionnement illicites. 40% des médicaments vendus précisément dans la rue, sont issus de la contrebande. L’Onpc souligne que parmi ces médicaments, il y en qui sont de bonne fabrication à l’origine mais subissent quelques modifications puis sortent du circuit normal de distribution. Sinon la plupart sont de faux médicaments. Il est précisé que cette situation a amené plusieurs pharmacies à faire faillite, dans un secteur qui englouti au moins 100 milliards de Fcfa d’importation des médicaments chaque année.

Dans cette étude, l’Onpc relève que ce commerce illicite des médicaments est soutenu par certains personnels du domaine de la santé. A savoir, des Pharmaciens, des Délégués médicaux, des Médecins prescripteurs, des Laboratoires et des Sociétés chargées de la distribution des médicaments. L’Ordre soutient que le phénomène devient grandissant malgré ses actions conjointes avec le Ministère de la santé publique et les Forces de sécurité.
Laurentin Alima



