FORMATION DOCTORALE 2026-2007 : 815 places à pourvoir et durcissement des critères de sélection

La Commission nationale de la formation doctorale fixe les quotas d’admission dans les onze universités d’État et impose des exigences académiques précises aux candidats.

L’accès au doctorat dans les universités d’État camerounaises est désormais encadré par de nouvelles règles. Dans un communiqué signé le 16 octobre 2026, le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, annonce 815 places pour l’année académique 2026-2027. Le dispositif fixe des critères de sélection, des quotas par établissement et un calendrier commun pour les admissions.
Onze universités concernées
La Commission nationale de la formation doctorale (Cnfd), créée le 27 juillet 2026 par le Premier ministre, chef du gouvernement, a tenu sa première session sous la présidence du Ministre d’Etat, Minesup, le Pr Jacques Fame Ndongo. Elle est chargée de réguler le cycle doctoral, notamment par le contingentement des admissions, le suivi de la qualité de la formation et l’attribution éventuelle d’appuis à la recherche.
Sur les 815 places annoncées, 600 relèvent du quota ordinaire, 45 sont réservées aux Médecins, Odontostomatologues et Pharmaciens salariés, 55 aux Chercheurs du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), et 115 aux candidats internationaux.
L’Université de Yaoundé I dispose du contingent le plus élevé, avec 97 places, suivie de Douala (93). Dschang et Yaoundé II comptent chacune 85 places. Bamenda, Buea et Maroua en totalisent chacune 80. Ngaoundéré dispose de 76 places, contre 48 pour Ebolowa et Garoua, et 43 pour Bertoua. Cette répartition tient compte, selon le communiqué, des capacités d’accueil, d’encadrement et de soutenabilité financière des institutions universitaires.
Des conditions académiques strictes
L’admission au doctorat s’effectue exclusivement par sélection. Les candidats doivent être titulaires d’un master recherche ou d’un diplôme équivalent obtenu dans les études fondamentales ou appliquées. Les masters professionnels et technologiques sont exclus.
Le candidat doit également avoir obtenu au moins la mention « Assez bien » à l’un des trois niveaux du cycle de licence. La moyenne minimale exigée au master recherche est de 13/20, ou le grade C+, en sciences fondamentales, et de 14/20, ou le grade B, en sciences humaines et sociales. Autre exigence : ne pas avoir été aux rattrapages lors des évaluations des deux derniers semestres du master.
Les Chefs d’institutions universitaires peuvent relever ces seuils selon les spécificités des filières, le nombre de places et les capacités d’accueil. Ils ne peuvent toutefois pas les abaisser.
Un calendrier resserré
Les appels à candidatures doivent être lancés au plus tard le 24 octobre 2026. Les projets de listes de sélection devront parvenir au secrétariat technique, par l’intermédiaire du Président de la Conférence des chefs des institutions universitaires (Conciu), au plus tard le 30 novembre 2026.
Les Chercheurs du Minresi devront joindre une autorisation de candidature signée par l’autorité compétente. Les Médecins candidats au quota spécial devront justifier leur qualité d’Enseignant permanent dans une institution publique d’enseignement supérieur.
Les listes, transmises sur support physique et en version numérique, devront préciser notamment l’identité des candidats, leur nationalité, leur spécialité, leur sujet de recherche et les références de leur encadreur.
Les droits universitaires annuels sont fixés à 50 000 FCFA, sauf pour les étudiants non ressortissants de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Les frais d’encadrement et de soutenance sont à la charge des universités.
Au-delà du contingentement, l’application de ces règles devra permettre d’apprécier la capacité des établissements à assurer un encadrement scientifique adapté et à soutenir la qualité des travaux doctoraux.
Jean Pierre Bineli




