
Il fait partie de ces jeunes qui ont allié études et entrepreneuriat. Aujourd’hui, c’est un Entrepreneur assumé qui vit pleinement de l’élevage et de l’agriculture par le biais de son entreprise « Marco business agroagri ».
Frank Onanda Mbida est un jeune camerounais âgé de 24 ans, titulaire d’un Master en carrière judiciaire. Alors qu’il était encore sur les bancs, Frank Onanda avait déjà une vision précise de son avenir. A savoir, être son propre patron. Pour cela, il a fondé ses espoirs dans le secteur primaire (agriculture et élevage) avec la mise sur pieds de Marco business agroagri en 2025.
Tout commence par l’agriculture
Alors qu’il fait des études en droit public international, Frank Onanda jette son dévolu sur l’agriculture. L’avantage est qu’il bénéficie de grandes surfaces de terre offerts par ses parents. C’est ainsi qu’en 2023, le jeune Entrepreneur décide d’exploiter une parcelle de 3 hectares pour cultiver du maïs et du manioc. Pour le financement des travaux, le Primo-Entrepreneur a le soutien accru de ses parents.
En 2024, lorsque les premières productions donnent des résultats satisfaisants, l’heure est à la récolte et cela n’est pas une tâche facile. Il décide donc de recruter du personnel. En ce moment, l’idée de créer une entreprise commence à germer dans son subconscient. Après les premières ventes, les revenus conséquents vont être le déclic. De là, il sait qu’il faut investir. Il décide donc de miser pleinement sur l’agriculture et d’en faire son cheval de bataille. En plus du maïs et du manioc, Frank Onanda se lance peu à peu dans la culture du piment, la patate, la banane plantain et des fruits saisonniers tels que les safous (communément appelés les prunes) et la papaye. C’est plus facile, car du terrain, il y en a.
L’élevage
En tant qu’Agriculteur, Frank Onanda a besoin d’engrais davantage naturels. Pourquoi ne pas se lancer dans l’élevage ? D’autant plus que les animaux vont profiter des produits issus de l’agriculture. En 2025, il entreprend l’élevage des cochons. Il baptise ensuite son entreprise, désormais « Marco business agroagri ». Côté élevage, tout ne se passe pas comme prévu du fait d’une mauvaise gestion. Cette année, il se lance dans l’écriture. Pendant qu’il s’attèle à la rédaction de son livre, son assistant coordonne la direction de l’entreprise. Ses mauvaises décisions ont causé la perte de plusieurs cochons. Aujourd’hui, cette mauvaise passe s’efface peu à peu. L’élevage reprend ses marques à Marco business agroagri.

Une année 2026 plein d’ambitions
Pour le jeune Entrepreneur, 2026 est le début d’une nouvelle ère pour Marco business agroagri. Le 24 janvier dernier, il a participé aux Scidie Awards act 5, dans la catégorie « Jeune Entrepreneur africain de l’année ». C’est un événement placé sous le haut patronage du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop). Bien que le titre lui ait échappé, le fait d’être nominé est déjà une grande victoire et un signe de reconnaissance de ses efforts. Il envisage à cet effet de doubler d’efforts. Tout d’abord par une extension de l’entreprise, l’emploi de masse sur toute l’entendue du territoire (jusqu’ici, il emploie les jeunes de la localité de Nkolmetet où se situe son entreprise), la création des points de distribution de ses produits dans plusieurs villes du pays. Il est ouvert à tout partenariat, afin de s’étendre à l’international.

Son conseil à l’endroit des jeunes est qu’ils ne doivent pas mettre les finances en avant pour monter une entreprise. Par expérience et selon ce qu’il a appris, c’est avant tout le savoir-être et le savoir-faire, puis la confiance en soi et en Dieu. Aujourd’hui, Frank vit en grande partie de l’entrepreneuriat.
Laurentin Alima




