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Port Autonome de Douala : Les chantiers avancent à grand pas

Quatre heures de visite, sept sites inspectés, un Directeur général satisfait. Le 27 février 2026, Cyrus Ngo’o a parcouru la rive gauche du port de Douala-Bonabéri pour prendre la mesure de l’avancement du vaste programme de modernisation portuaire.  

C’est casque de chantier vissé sur la tête et carnet de notes à portée de main que Cyrus Ngo’o, Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD), a entamé, en fin de matinée du vendredi 27 février 2026, une descente de terrain sur la rive gauche du combinat portuaire de Douala-Bonabéri. Pendant près de quatre heures, accompagné d’une délégation composée de Cadres techniques et de responsables opérationnels du Pad, il a inspecté successivement sept infrastructures majeures en cours de réalisation.

La visite a débuté par la guérite A0 de Youpwè, porte d’entrée stratégique du domaine portuaire sur la rive gauche, dont la construction vise à améliorer sensiblement le contrôle des accès et la fluidité des flux. La délégation s’est ensuite rendue sur les aménagements routiers connectés à la Nationale n°3, axe vital pour l’évacuation des marchandises entre le port et l’arrière-pays, dont la mise à niveau est indispensable à la compétitivité logistique de la plateforme.

Le projet Mira, l’une des initiatives les plus emblématiques de cette séquence de modernisation, a constitué une étape forte de la visite. Ce projet d’envergure prévoit notamment trois terminaux spécialisés, une voie de contournement et l’aménagement de 41 hectares de zones industrielles, afin de renforcer la capacité et la compétitivité du premier port camerounais. Ce type d’équipement, rare en Afrique centrale, positionne le Pad dans une logique de port multifonctionnel, au-delà de la seule vocation commerciale.

Des normes et des délais sous surveillance

La visite s’est ensuite poursuivie vers le futur siège de la Régie du Terminal à Conteneurs, bâtiment administratif dont la construction traduit la volonté du Pad d’ancrer durablement dans ses propres mains la gestion du terminal à conteneurs, repris en régie depuis 2016. Le poste à quai n°17, infrastructure de première importance pour l’accueil des navires de grande capacité, a également fait l’objet d’une inspection minutieuse. Les silos d’Afisa, destinés au stockage des produits agricoles en vrac, ont été visités en fin de parcours, complétant un programme de tournée particulièrement dense.

Au-delà de la simple observation, cette descente de terrain avait pour objectif de vérifier le respect des normes de construction et des délais d’exécution. Les équipes techniques présentes sur chaque site ont été interpellées directement par le Dg et sa délégation. Les échanges, parfois techniques et précis, ont permis d’identifier les points d’avancement, de lever certains blocages et d’ajuster si nécessaire le calendrier d’exécution.

La visite a par ailleurs mis en lumière plusieurs projets à vocation environnementale et opérationnelle inscrits dans le domaine public portuaire. Des chantiers qui, sans faire nécessairement là une des communiqués officiels, participent à la mise en conformité progressive du port avec les exigences internationales en matière de développement durable et de gestion des risques.

La satisfaction affichée du DG, assortie d’une nouvelle annonce

À l’issue de la tournée, Cyrus Ngo’o n’a pas dissimulé sa satisfaction. Devant les caméras, il a déclaré : « Nous sommes très satisfaits de l’évolution des chantiers. ». Une appréciation positive, mais qui s’accompagne d’une ambition supplémentaire. Le Dg du Pad a annoncé que l’institution envisage de signer dans les prochains jours un partenariat stratégique avec Hydrac — Hydrocarbures, analyses et contrôles —, filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), pour renforcer le contrôle technique de ses infrastructures.

Ce futur partenariat vise à garantir la solidité et la conformité aux normes des ouvrages en cours, d’Hydrac intervenant depuis la conception jusqu’à la réception des travaux. Spécialisée dans l’inspection pétrolière, le contrôle technique réglementaire et les analyses en laboratoire, Hydrac est appelée à accompagner plusieurs projets structurants, dont une centrale électrique de 300 Mw destinée à stabiliser l’offre énergétique du port, ainsi que la modernisation du terminal de pêche et du terminal mixte vraquier.

Cette annonce s’inscrit dans la continuité de la politique de reconquête de la maîtrise d’ouvrage engagée par le Pad depuis plusieurs années. En s’appuyant sur une expertise publique nationale, l’autorité portuaire dit vouloir réduire les risques opérationnels tout en consolidant la position de Douala-Bonabéri comme hub portuaire de référence dans le Golfe de Guinée.

Arthur Mballa

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