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Malaise à l’Hôpital général de Yaoundé : Le démenti des Délégués du Personnel

 Après des accusations relayées sur les réseaux sociaux dénonçant un malaise interne et des décès lors d’opérations cardiaques, les Délégués du Personnel de l’Hôpital général de Yaoundé publient un démenti ferme et affichent leur soutien à la Direction.

Une vive polémique secoue depuis quelques jours l’Hôpital général de Yaoundé, l’une des formations sanitaires de référence du pays. Sur sa page officielle, le blogueur et lanceur d’alerte Boris Bertolt a publié un message évoquant des tensions entre le personnel et la direction générale de l’hôpital. Il affirme que « la colère monte à l’encontre du Pr Noël Essomba dont le Personnel dénonce actuellement un management chaotique ». Dans sa publication, il soutient notamment que le Personnel n’aurait pas perçu son salaire du mois de février au 8 mars et décrit un climat de travail difficile.

La même sortie évoque des investissements jugés contestables par certains Employés, citant la présence de voiturettes de golf sur le parking ou encore des travaux d’aménagement et de peinture autour de l’hôpital. Le blogueur fait également état d’inquiétudes concernant une session de chirurgie cardiaque organisée dans l’établissement. Selon lui, « depuis le début de cette session de chirurgie cardiaque, cela fait au moins quatre voire six décès », un chiffre qu’il estime élevé au regard des résultats passés du service.

Ces affirmations ont rapidement suscité des réactions au sein de l’institution hospitalière. Dans une déclaration rendue publique, les Délégués du Personnel ont opposé un démenti catégorique aux accusations visant leur établissement et son directeur général, Noël Emmanuel Essomba. Les représentants du Personnel dénoncent ce qu’ils qualifient de campagne de dénigrement contre l’hôpital.« Depuis quelques jours, la toile se délecte des vomissures d’un esprit en manque d’inspiration arborant malhonnêtement le costume de voix des sans voix de l’Hôpital général de Yaoundé », écrivent-ils dans leur déclaration. Ils affirment que la publication incriminée « a non seulement infantilisé l’ensemble du Personnel de notre institution en nous traitant de peureux, mais elle a également sali notre institution hospitalière dont nous sommes aujourd’hui particulièrement fiers ».

Réaffirmer leur soutien à la direction de l’établissement

Les signataires assurent ne pas se reconnaître dans les accusations relayées en ligne. Selon eux, « cette fumisterie de plus et même de trop ne pouvait nous laisser insensibles ». Ils ajoutent condamner « avec fermeté les balivernes de monsieur Boris Bertolt » et l’accusent de « mélanger maladroitement des questions du Personnel et d’investissement en utilisant un langage dévalorisant qui contraste avec la réalité ».

Créé dans les années 1980, l’hôpital général de Yaoundé est considéré comme l’un des centres hospitaliers les plus spécialisés du pays. L’établissement joue un rôle majeur dans la prise en charge des pathologies lourdes, notamment en cardiologie, en chirurgie spécialisée et en réanimation. Il accueille également des patients venus de plusieurs pays d’Afrique centrale, ce qui en fait un pôle sanitaire stratégique.

Dans leur sortie, les Délégués du Personnel ont tenu à réaffirmer leur soutien à la direction de l’établissement. « L’ensemble du Personnel de l’Hôpital Général de Yaoundé reste plus que jamais mobilisé derrière son top management », affirment-ils. Ils concluent leur déclaration en rappelant que « l’histoire, il y a ceux qui la racontent et ceux qui la font », estimant que « l’histoire de l’Hôpital général de Yaoundé s’écrit sous nos yeux par le Professeur Essomba Noël Emmanuel et son équipe ».

Cette controverse illustre la place croissante qu’occupent les réseaux sociaux dans le débat public camerounais. Dans un contexte où les questions liées à la gestion des services publics et à la gouvernance des institutions suscitent un intérêt grandissant, les prises de parole numériques peuvent rapidement provoquer des réactions officielles destinées à préserver l’image des structures concernées.

Ange Pouamoun

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