
Le campus de Monatélé livre ses premiers diplômés , à l’issue des soutenances de la première cuvée d’étudiants en cycle licence.
Monatélé, le 28 juillet 2026. Mengue Awono Juliette Armelle prend place devant le jury. Quelques instants plus tard, elle défend son mémoire consacré à la pisciculture, sous l’angle des techniques de production et de son économie. L’exercice est concluant. Avec une note de 16,5/20, elle devient la première étudiante à soutenir un projet de fin d’études au campus de Monatélé de la Faculté des Sciences de l’Université d’Ebolowa. Un moment qui marque l’histoire de cette jeune implantation universitaire.

Du 27 au 31 juillet, 60 étudiants présentent leurs travaux en vue de l’obtention de la licence dans les filières production agricole, production végétale et machinisme agricole. Les soutenances se déroulent en présence de la doyenne de la Faculté des Sciences de l’Université d’Ebolowa, Pr Edima Hélène Carole, venue encourager cette première promotion.
Tout au long de la semaine, les candidats défendent des projets inspirés des réalités du terrain. Les thématiques abordées portent sur des problématiques concrètes liées à la modernisation de l’agriculture et à l’amélioration des techniques de production.
À l’issue des travaux, Ngono Onana Eugénie se dit satisfaite de ses efforts qui lui ont permis de se hisser parmi les meilleurs lors de ces soutenances ayant obtenue une moyenne de 18,5/20.

L’émotion est encore perceptible dans son récit. « C’est une étape qui n’a pas été facile. Le jury a été très rigoureux, mais j’ai su défendre mon travail. Aujourd’hui, je suis fière de moi, de mes parents et de tous ceux qui m’ont accompagnée », confie-t-elle. Diplômée en machinisme agricole, elle ne compte pas s’arrêter là. « Je vais poursuivre mes études en master pour approfondir mes connaissances. Mais la formation que j’ai reçue me permet déjà d’envisager la création de ma propre entreprise, de m’auto-employer et de former d’autres jeunes dans le domaine du machinisme agricole. »
Pour le Pr Edima Hélène Carole, cette première vague de soutenances est une source de satisfaction. La qualité des mémoires présentés, estime-t-elle, montre que le pari de l’Université d’Ebolowa est en train de porter ses fruits. À ses yeux, cette première promotion ouvre la voie aux générations qui suivront et démontre que le campus de Monatélé a toute sa place dans la formation des compétences dont le Cameroun a besoin pour développer son agriculture.
Ces premières soutenances constituent ainsi bien plus que l’aboutissement d’un parcours universitaire. Elles traduisent l’installation progressive de l’Université d’Ebolowa dans le département de la Lékié et offrent désormais aux jeunes de Monatélé et des localités environnantes la possibilité de se former près de chez eux, sans renoncer à l’ambition d’une formation de qualité.
Jean Pierre Bineli


