
La banque a mobilisé simultanément ses équipes de Douala et de Maroua autour d’activités sportives, dans le cadre d’une politique de qualité de vie au travail en construction.
À quelques jours de la Fête du Travail, CCA Bank a orchestré le 25 avril 2026 une journée récréative simultanée dans ses deux implantations de Douala et de Maroua, mobilisant l’ensemble de son Personnel autour d’activités sportives et de cohésion. Une initiative qui traduit la montée en puissance des politiques de qualité de vie au travail dans le secteur bancaire camerounais.
Dès 6 heures du matin, les équipes de la banque se sont rassemblées devant le siège de Douala et sur le site de Maroua, dans l’Extrême-Nord, pour prendre part à un programme articulé autour de la marche sportive, de séances de danse et d’étirements. Organisée dans le cadre du dispositif interne « Fun Saturday », la journée a réuni des collaborateurs de tous grades dans une logique délibérément inclusive.
Ce type d’initiative, encore marginal il y a quelques années dans les entreprises d’Afrique centrale, s’impose progressivement comme un levier de management à part entière. Pour les directions des ressources humaines, l’équation est simple : un salarié physiquement et mentalement équilibré est un salarié plus productif, plus fidèle et moins sujet à l’absentéisme. CCA Bank semble avoir intégré cette réalité dans sa stratégie RH, en inscrivant ces activités dans un calendrier régulier plutôt qu’en les cantonnant à des événements ponctuels.
La simultanéité géographique de l’événement mérite d’être soulignée. En associant Maroua au même programme que le siège de Douala, la banque démontre que le bien-être des équipes ne se décline pas à deux vitesses selon la localisation. Une posture qui renforce le sentiment d’appartenance et réduit les fractures internes entre centre et régions.
À l’heure où la guerre des talents s’intensifie dans le secteur financier, et où les jeunes actifs camerounais scrutent de plus en plus la culture d’entreprise avant de s’engager, de telles initiatives acquièrent une dimension stratégique. Elles participent de l’image employeur, désormais aussi déterminante que la grille salariale dans les arbitrages des candidats qualifiés.
CCA Bank ne communique pas de chiffres sur le coût de ces dispositifs ni sur leur impact mesuré sur la rétention des talents. Une transparence accrue sur ces indicateurs renforcerait la crédibilité d’une démarche qui, pour l’heure, se présente davantage comme une communication interne réussie que comme une politique RH documentée et évaluée.
Bomo Makeba



