
5 000 bourses de préparation aux concours d’entrées aux grandes écoles de formation sont ouvertes aux jeunes jusqu’au 15 septembre 2026.
L’accès aux grandes écoles professionnelles constitue encore un défi pour de nombreux jeunes Camerounais. Pour leur donner davantage de chances de réussite, le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique (Minjec) met à leur disposition 5 000 bourses de formation destinées à la préparation aux concours d’entrée dans les grandes écoles et institutions de formation professionnelle. L’annonce est du Ministre Mounouna Foutsou, le 12 août 2026, lors de la clôture de la 27e édition de la Journée internationale de la jeunesse à Yaoundé.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large d’accompagnement des jeunes vers la qualification. À côté de ces 5 000 bourses, 25 000 autres opportunités de formation gratuites sont proposées dans les métiers du numérique, les industries sportives et les énergies renouvelables. Les offres restent accessibles jusqu’au 15 septembre.
Pour le Minjec, l’objectif est de réduire les obstacles qui limitent l’accès des jeunes aux parcours de formation qualifiante. « Ces actions répondent à une ambition commune : donner à chaque jeune les moyens de passer de l’aspiration à l’action, de l’idée à sa réalisation et du potentiel à l’impact pour son pays », explique Mounouna Foutsou.
Miser sur la préparation pour l’insertion
Au-delà de la réussite aux concours, ces bourses constituent un levier pour renforcer l’employabilité des bénéficiaires. L’accès aux grandes écoles et aux instituts professionnels ouvre en effet la voie à des formations davantage orientées vers l’acquisition de compétences recherchées sur le marché du travail.
La démarche prend ainsi un intérêt particulier dans un contexte où la qualification professionnelle reste déterminante dans le parcours des jeunes. Une meilleure préparation aux concours peut permettre à davantage de candidats d’intégrer des établissements spécialisés et, à terme, de disposer de compétences susceptibles de faciliter leur insertion ou leur orientation vers l’entrepreneuriat.
Cette politique d’accompagnement s’étend également à l’innovation. Dans le cadre du Cameroon Innov Work Bootcamp, dix projets sont retenus parmi près de 100 participants issus des dix régions du pays. Les trois meilleurs devraient bénéficier d’un accompagnement du Minjec.
Pour le représentant du Secrétaire général des Nations-Unies, Dr Issa Sanogo, les jeunes constituent des forces majeures de transformation nationale. Il les encourage à poursuivre leurs efforts d’innovation et de contribution au développement du pays, estimant que « le Cameroun a toutes les raisons d’être fier parce que son avenir est brillant ».
À travers ces différentes initiatives, le pari est donc de rapprocher davantage la jeunesse des opportunités de qualification, d’emploi et d’entrepreneuriat. Les 5 000 bourses de préparation aux concours apparaissent comme l’un des leviers de cette stratégie : transformer une ambition d’intégrer une grande école en une possibilité concrète d’acquérir une qualification et de mieux se positionner, demain, dans le monde professionnel.
Jean Pierre Bineli




