
Le Secrétaire général de la Cstc dénonce la persistance de pratiques assimilables à de l’esclavage moderne dans certaines entreprises étrangères au Cameroun, qu’il attribue à une complicité de certaines autorités et à un manque d’action efficace des organes de contrôle du travail.
Pourquoi des pratiques assimilables à l’esclavage moderne persistent-elles dans certaines entreprises étrangères au Cameroun ?
Il faut reconnaître que cette maltraitance et ces violations flagrantes des droits des Travailleurs se sont enracinées dans certaines entreprises à capitaux étrangers, notamment asiatiques : chinoises, indiennes, libanaises, sans oublier certaines grecques, avec la complicité de certains de nos compatriotes.
Le syndicat a-t-il documenté les violences et abus dénoncés par les Ouvriers ?
Le syndicat dénonce quotidiennement ces pratiques et va parfois jusqu’à organiser des grèves. Malheureusement, il ne bénéficie pas toujours du soutien et de l’accompagnement nécessaires pour imposer des conditions de travail décentes dans ces chantiers et entreprises.
Comment expliquer l’absence de contrats, de couverture sociale et de salaires décents ?
Le rôle du syndicat est de dénoncer. Le contrôle revient à l’inspection du travail, qui, il faut le souligner, ne dispose pas toujours des coudées franches pour agir efficacement. Il arrive qu’un Directeur général convoqué ne se présente pas, et que, par la suite, des pressions viennent de certains hauts responsables de l’administration.
Parlez-vous d’une passivité ou d’une complicité des autorités ?
Je parlerais de complicité. Comment comprendre que, lorsqu’un problème de droit est soulevé sur un chantier, un responsable puisse répondre : « Je suis l’ami de tel » ?
Quelles solutions proposez-vous ?
Le syndicat continuera de jouer sa partition, dans l’espoir que l’administration assume pleinement la sienne afin de garantir le respect des droits des Travailleurs.
Recueillis par A.P.



