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Droits des jeunes : Mieux armer la jeunesse pour agir

Un accord scellé entre le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique et la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun ouvre une nouvelle phase d’actions concertées pour faire des jeunes des acteurs conscients, engagés et utiles dans le monde du travail et dans la société.

Dans une salle de conférence du Minjec, le geste est sobre mais porteur d’enjeux. En apposant leurs signatures au bas d’un mémorandum d’entente, le Ministre Mounouna Foutsou et le Pr James Mouangue Kobila enclenchent une dynamique qui vise à replacer la connaissance des droits au cœur du parcours des jeunes.

L’acte ne se limite pas à une formalité administrative. Il trace une ligne de travail commune entre deux institutions appelées à agir sur le même terrain, celui de la formation citoyenne et de l’encadrement social. Dans un contexte où l’insertion professionnelle exige des repères solides, la maîtrise des droits apparaît comme un levier pour mieux affronter les réalités du marché du travail.

Faire des jeunes des acteurs informés

Derrière cet engagement, une idée s’impose ; un jeune qui ignore ses droits restes en marge des opportunités. La collaboration annoncée entend donc multiplier les actions de vulgarisation, afin de rendre ces droits accessibles, compréhensibles et surtout applicables au quotidien.

Le Président de la Commission insiste sur la nécessité d’aller au-delà des discours. Pour ce Juriste, il s’agit d’outiller les jeunes, afin qu’ils puissent non seulement revendiquer ce qui leur revient, mais aussi assumer leurs responsabilités dans les espaces professionnels et sociaux. Cette approche introduit un équilibre entre droits et devoirs, souvent absent dans les politiques d’encadrement.

Dans cette perspective, les deux institutions mobilisent leurs ressources humaines et matérielles. Formateurs, Éducateurs, Encadreurs et autres Acteurs du secteur jeunesse sont appelés à intervenir sur l’ensemble du territoire. L’ambition est de créer un réseau d’information qui touche aussi bien les centres urbains que les zones rurales.

Un levier pour l’insertion et la participation

Pour le Ministre, cette initiative s’inscrit dans une continuité. Le Minjec dispose déjà de mécanismes d’accompagnement, mais l’appui de la Commission vient renforcer la portée des actions. Le programme Pronec-Reamorce est présenté comme un outil central dans cette stratégie.

À travers ce dispositif, les jeunes formés à leurs droits pourront mieux s’insérer dans les circuits économiques. Un Entrepreneur informé, un Artisan conscient de ses obligations ou un Employé au fait de ses droits évoluent avec plus d’assurance. Cette connaissance devient alors un facteur de stabilité dans les relations professionnelles.

Au-delà de l’emploi, l’enjeu touche à la participation citoyenne. En comprenant les règles qui encadrent la société, les jeunes sont davantage enclins à s’impliquer dans les processus de développement. Ils passent du statut de bénéficiaires à celui d’Acteurs.

L’implication du Chef de l’État, Paul Biya, évoquée lors de la cérémonie, renforce la portée institutionnelle de cette démarche. L’attention accordée aux jeunes et aux femmes dans les orientations nationales trouve ici une traduction concrète.

En s’alliant pour rapprocher les droits des jeunes de leur réalité quotidienne, le Minjec et la Commission ne se contentent pas d’informer. Ils posent les bases d’une génération capable de comprendre, d’agir et de construire. Une jeunesse qui connaît ses droits devient une force structurée, prête à occuper sa place dans le monde du travail et à participer à l’édification collective.

Nancy Ngo Tjeck

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