Rédaction des actualités :
CONCOURS
A la Une

Enseignement supérieur : 600 Doctorants sélectionnés pour relancer la recherche

Au Cameroun, 600 Candidats accèdent au cycle doctoral dans les Universités d’État après une sélection fondée sur le mérite et les capacités d’encadrement. Une étape qui réactive la dynamique de formation des Chercheurs et redéfinit les règles de supervision académique.

L’accès au doctorat reprend forme dans les Universités d’État. À Yaoundé, le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, a officialisé la validation des listes d’admission au cycle doctoral pour l’année académique 2025-2026. Une décision qui marque un tournant pour la communauté universitaire, après la réouverture du processus de sélection des Doctorants sur instruction du Chef de l’État.

Derrière cette opération, une ligne directrice claire : renforcer la formation des Chercheurs en s’appuyant sur des critères rigoureux et une meilleure organisation de l’encadrement. Au total, 600 Candidats camerounais ont été retenus à l’issue d’un examen approfondi des dossiers dans les 11 Universités d’État. La sélection s’est appuyée sur la qualité des projets de thèse et leur adéquation avec la Stratégie nationale de développement 2030.

Encadrer moins pour encadrer mieux

L’une des innovations majeures réside dans la régulation du suivi académique. Désormais, les directions de thèse sont strictement réservées aux Enseignants de rang magistral ou aux Chargés de cours titulaires d’une habilitation à diriger des recherches. Chaque Encadreur ne pourra superviser qu’un maximum de trois Doctorants, un plafond maintenu jusqu’à la soutenance du premier inscrit.

Ce réajustement vise à améliorer la qualité du suivi scientifique et à limiter les surcharges souvent décriées dans les milieux universitaires. En toile de fond, l’enjeu est de garantir un encadrement plus rapproché, condition essentielle à la production de travaux de recherche solides et exploitables dans les secteurs productifs.

Autre élément structurant, l’ouverture maîtrisée à l’international. Les Étudiants étrangers pourront représenter jusqu’à 10 % des effectifs admis. Un équilibre recherché pour préserver les opportunités locales tout en maintenant une dimension d’échange et d’attractivité académique.

Une nouvelle impulsion pour les métiers de la recherche

Au-delà des chiffres, cette sélection redessine les perspectives pour les métiers liés à la recherche. En formant une nouvelle génération de Doctorants, les Universités entendent alimenter le vivier de Chercheurs, d’Enseignants et d’Experts capables d’accompagner les transformations économiques et sociales du pays.

Les Recteurs et Vice-Chancellors, en lien avec les services du ministère, ont validé des listes désormais disponibles dans les établissements. Les Candidats admis sont invités à se rapprocher de leurs institutions pour finaliser leur inscription et intégrer progressivement les laboratoires.

Dans un contexte où la qualification professionnelle devient un levier stratégique, le doctorat apparaît comme un passage structurant vers des fonctions d’expertise, d’innovation et de production de savoirs. Il ne s’agit plus seulement d’un diplôme, mais d’un outil de positionnement dans un marché du travail en mutation.

En réactivant ce processus avec des règles resserrées, l’Enseignement supérieur envoie un signal : la recherche doit gagner en efficacité, en crédibilité et en impact. Pour les nouveaux Doctorants, le défi commence maintenant. Entre exigence scientifique et attentes nationales, leur parcours s’annonce comme un véritable test de transformation des compétences en solutions concrètes.

Nancy Ngo Tjeck

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page