
Le bilan de la 18e Bourse de l’emploi confirme une progression des résultats du Fne.
« Les jeunes doivent multiplier les démarches auprès des entreprises. » C’est le message que Camille Mouté à Bidias choisit de mettre en avant en présentant le bilan de la 18e Bourse de l’emploi, organisée du 16 au 19 juin en marge de la 10e édition de Promote. Pour le directeur général du Fonds national de l’emploi (Fne), les opportunités existent, mais elles exigent des demandeurs d’emploi davantage d’initiative, de persévérance et d’autonomie.
S’exprimant devant la presse à Yaoundé, le responsable du Fne invite les jeunes à ne pas attendre uniquement les campagnes de recrutement ou les salons dédiés pour entrer en contact avec les entreprises. Il appelle également les parents à encourager leurs enfants à conduire eux-mêmes leurs démarches d’insertion professionnelle, convaincu que cette autonomie constitue un levier important d’accès à l’emploi.
Son plaidoyer intervient au terme d’une édition marquée par une progression des principaux indicateurs. En quatre jours, le Fne a accueilli 8 254 chercheurs d’emploi, collecté 5 924 curriculums vitae et facilité la conclusion de 669 offres d’emploi directes. Les équipes de l’institution ont assuré la mise en relation entre les candidats et les recruteurs grâce à une base de données enrichie de 1 454 employeurs proposant 2 609 postes.
Ces performances traduisent une amélioration sensible par rapport à l’édition 2024, qui avait enregistré 4 610 visiteurs, 4 524 CV et 246 offres directes. Une évolution que Camille Mouté à Bidias attribue notamment à la mobilisation des équipes du Fonds et au renforcement de l’accompagnement proposé aux demandeurs d’emploi.
Au-delà du recrutement, les conseillers du Fne orientent les candidats vers les solutions les plus adaptées à leur profil. Selon les besoins identifiés, certains sont dirigés vers des formations professionnelles, d’autres vers des offres d’emploi immédiates, tandis que les porteurs de projets bénéficient d’un accompagnement progressif pour accéder aux dispositifs de financement.
Malgré ces résultats encourageants, le directeur général rappelle que le FNE évolue dans un contexte de ressources limitées. Selon lui, moins de 20 % du potentiel opérationnel de l’établissement est aujourd’hui exploité, une situation qui réduit sa capacité d’intervention. Pour autant, il estime que la réussite de l’insertion professionnelle repose autant sur les dispositifs publics que sur la capacité des jeunes à aller eux-mêmes à la rencontre des employeurs.
JP.B.




