
Au Centre multifonctionnel de promotion des jeunes de Sa’a , des apprenantes achèvent leur formation avec l’ambition de s’insérer dans la vie active ou de créer leurs propres activités.
Ce 26 juin 2026, le Centre multifonctionnel de promotion des jeunes (Cmpj) de Sa’a, organise la cérémonie de remise des diplômes de fin de formation dans la salle des actes de la sous-préfecture. L’événement réunit autorités administratives, encadreurs, parents et proches des apprenantes. Sous la supervision de la Directrice du centre, Marie-Mélanie Issengor épouse Mboge, et du sous-préfet de l’arrondissement de Sa’a, Djibrila Yaya Amadou, huit jeunes apprenantes reçoivent leurs attestations de fin de formation. Elles sont formées en bureautique et en industrie d’habillement, à raison de quatre par filière.
Dans les discours comme dans les témoignages, la formation est présentée comme un levier d’autonomisation. L’une des lauréates revient sur le rôle joué par sa famille dans son parcours. « Mon papa m’avait demandé de venir me former. Aujourd’hui, ils sont très fiers parce que je maîtrise certains logiciels comme Excel, Word, PowerPoint, Publisher et Photoshop », confie-t-elle.
Dans cette structure d’État, l’accent est mis sur l’insertion et l’auto-emploi. La direction invite davantage de familles à s’intéresser à ces centres de formation. « Nous demandons aux parents de se rapprocher de notre structure, située à l’entrée du stade en face de l’inspection d’arrondissement de l’éducation de base. C’est une structure d’État mise en place pour accompagner les jeunes, notamment les plus démunis », souligne la responsable du centre.
Au-delà de la cérémonie, la question de l’après-formation reste centrale. Dans un contexte où le marché de l’emploi est marqué par une forte concurrence, ces formations courtes apparaissent comme une alternative pour acquérir des compétences directement exploitables. Les bénéficiaires affichent d’ailleurs des projets variés, souvent orientés vers l’auto-emploi. « Mon projet, c’est d’ouvrir mon atelier et former d’autres jeunes comme moi », explique l’une des diplômées. Une autre envisage une insertion plus classique : « J’aimerais travailler, avoir un secrétariat à moi ou travailler chez quelqu’un ».
À travers cette promotion, le Cmpj de Sa’a illustre une dynamique plus large : celle de la formation professionnelle comme réponse aux défis d’insertion des jeunes du département de la Lekié. Entre entrepreneuriat et recherche d’emploi salarié, les apprenantes construisent progressivement leurs premières trajectoires professionnelles.
Jean Pierre Bineli




