QR CODE : La sécurité des usagers au cœur de l’identification des taxis à Yaoundé

Vérifier un taxi avant d’y monter, c’est désormais possible grâce au QR code apposé sur les portières. Pour la mairie, cet outil renforce la vigilance des passagers. Mais pour en faire un véritable réflexe de sécurité, encore faut-il en faciliter l’accès et encourager son utilisation.

À Yaoundé, la sécurité des déplacements commence désormais dès le bord de la route. Avant de monter dans un taxi, les usagers peuvent scanner le QR code apposé sur la portière pour vérifier l’identification du véhicule. Pour la Communauté urbaine, cette innovation vise à donner aux passagers un moyen supplémentaire de s’assurer de l’identité du taxi qu’ils s’apprêtent à emprunter. Reste à transformer cette possibilité en réflexe quotidien.
Dominique Mbassi, responsable de la cellule de communication de l’Hôtel de ville de Yaoundé, défend le choix d’un affichage extérieur, qui permet au passager d’effectuer sa vérification avant d’embarquer. « Lorsqu’on arrête un taxi, on peut le scanner avant de monter. Il suffit de savoir qu’il se trouve à cet endroit », explique-t-il. Selon lui, quelques secondes suffisent pour effectuer cette opération, à condition que les usagers connaissent l’existence du dispositif et prennent leur sécurité au sérieux.
Vérifier avant de monter
L’intérêt du QR code est de rapprocher l’information administrative de l’usager. Plutôt que d’attendre un contrôle des forces de l’ordre, le passager dispose d’un outil lui permettant de consulter les informations associées à l’identification du taxi avant d’engager son déplacement.
Encore faut-il que cette fonctionnalité soit connue et accessible. Les voyageurs doivent savoir où repérer le code et disposer d’un téléphone capable de le scanner. Sans sensibilisation, cet outil risque de rester un simple marquage sur les portières, sans véritable incidence sur les habitudes des passagers.
L’emplacement du QR code mérite également attention. Pour certains observateurs, un affichage complémentaire à l’intérieur des véhicules faciliterait la vérification, notamment pour les passagers qui n’auraient pas pu scanner le code avant de monter.
Sur cette possibilité, Dominique Mbassi se montre ouvert : « On pourrait également envisager de coller le QR code à l’arrière des sièges avant, à l’intérieur des véhicules. » Cette proposition reste toutefois à examiner et ne constitue pas une mesure officiellement adoptée.
Faire du scan un réflexe
Pour la mairie, l’efficacité du dispositif dépend aussi de l’implication des usagers. Il ne suffit pas d’apposer un code sur les taxis : il faut expliquer son utilité et inciter les passagers à s’en servir systématiquement. La sensibilisation apparaît ainsi comme un complément indispensable à l’identification numérique.
Toutefois, scanner un QR code ne garantit pas, à lui seul, la sécurité d’un trajet. La vérification des informations d’identification ne remplace ni la vigilance individuelle ni les autres mécanismes de contrôle du transport urbain.
Le défi est donc de faire du QR code un outil réellement utile au quotidien. Lisibilité du marquage, facilité d’accès à l’information et sensibilisation des voyageurs seront déterminantes. Car la réussite de cette innovation ne se mesurera pas seulement au nombre de taxis identifiés, mais aussi à la capacité des passagers à s’approprier ce nouvel instrument de vigilance avant chaque course.
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